BPMN
Modélisation de processus métiers

Travailler sur des processus métiers implique de les documenter et de les décrire. La solution la plus simple est de dessiner un tableau composé d’éléments qui se succèdent et d’en expliquer les composantes.

Il n’est pas rare d’avoir recours à une représentation graphique en utilisant un logiciel de dessin ou de présentation. Les représentations s’apparentent alors à une succession de dessins reliés les uns aux autres par des flèches. Les choix de la représentation est alors attaché à la personne qui les a réalisés.

19 Sep 2019

Pourquoi un langage de modélisation ?

Travailler sur des processus métiers implique de les documenter et de les décrire. La solution la plus simple est de dessiner un tableau composé d’éléments qui se succèdent et d’en expliquer les composantes.

Il n’est pas rare d’avoir recours à une représentation graphique en utilisant un logiciel de dessin ou de présentation. Les représentations s’apparentent alors à une succession de dessins reliés les uns aux autres par des flèches. Les choix de la représentation est alors attaché à la personne qui les a réalisés.

Malheureusement, cela n’est pas suffisant dans le cadre de représentation de processus métier étendu qui comporte des rôles, des évènements, des unités d’organisation, des flux de données, etc… Pour tous ces aspects, il est nécessaire de s’appuyer sur une notation. La notion de BPMN décrit, par exemple, les symboles utilisables dans le cadre de multiple représentation, leurs utilisations correctes et leurs combinaisons possibles.

En utilisant une notation standardisée, les processus sont facilement accessibles à toutes personnes familiarisées avec la grammaire du BPMN. Le processus est alors facilement testé, voir challengé par d’autres acteurs. Il sera partagé.

Développée par l’OMG (Object Management Group), BPMN est une notation graphique standardisée pour modéliser des procédures d’entreprise qui pourront être exécuté par un moteur de workflow.

En effet, BPMN fournit un langage de modélisation commun, permettant de combler le vide entre la conception des processus métier (modèle métier) et leur implémentation technologique (modèle technique). Les modèles deviennent alors une base pour le développement d’application et sont directement exécutés par un programme.

Bien sûr, le processus devra être structuré dans une forme standardisée stricte qui contiendra toutes les informations nécessaires pour son exécution. C’est un programme qui interprètera le processus et le traduira en langage machine.

La notation BPMN décrit donc un ensemble de règles concernant les taches, les portes, les conditions, qui sont l’alphabet permettant de porter l’écriture d’un processus au niveau essentiel de son partage, de son analyse et de son implémentation technique.

Avec le temps plusieurs notations ont émergé. La plupart du temps, il s’agissait de système de notation propriétaire de moteur de workflow. Il en existe pléthore, et autant que d’outils de modélisation ou de gestion des flux.

Aujourd’hui, des standards pour l’exécution de processus ont été établi comme avec XPDL (XML Process Definition Language - 2012) ou BPEL (Business Process Execution Language - 2007).

Mais ces deux standards ne permettaient pas de représentations graphiques et sont basés sur une description automatique des processus.

Dans le cadre de modélisation de processus orientés métier, la notation de EPC est souvent utilisée. Cette notation était la plus populaire avant le développement de BPMN.
Quoi qu’il en soit, EPC n’est pas un standard et beaucoup d’utilisateur ont remplacé EPC par BPMN. De plus, on retrouvera la plupart des modélisations EPC dans BPMN.

D’autres langages comme UML n’ont jamais vraiment été retenu pour la modélisation de processus métier. UML s’utilise surtout dans le cadre de développement d’application informatique.

BPMN apparait comme le système de notation le plus utilisée dans la représentation de processus métier. Le déploiement rapide de blogs, de formations ou de sites internet dédiées montrent un intérêt grandissant pour ce standard. On trouvera plus de 50 outils compatibles avec la notation BPMN sur bpmnmatric.github.io

Beaucoup d’organisation utilisent aujourd’hui BPMN tant à des niveaux managériaux qu’à des niveaux organisationnels. Depuis 2016, Le gouvernement suisse, recommande l’utilisation de BPMN comme langage de représentation commun.

Historique de BPMN

BPMN (Business Process Modeling Notation) a été développé par la Business Process Management Initiative (BPMI : Business Process Management Initiative), un consortium regroupant plusieurs entreprises informatiques et des éditeurs de logiciels. Il est maintenant géré par OMG (Object Management Group) depuis leur fusion en 2005.

L’objectif principal de BPMN est de fournir une notation facilement compréhensible par tous les utilisateurs de l'entreprise. Depuis les analystes qui créent les versions préliminaires des processus aux développeurs techniques chargés de mettre en œuvre, en passant par le management qui géreront et surveilleront ces processus.

Ainsi, BPMN crée un pont standardisé pour combler l'écart entre la conception et la mise en œuvre des processus métier. Actuellement, il existe une multitude d'outils et de méthodologies de modélisation de processus.

La première version de BPMN est due à Stephen A. White, un ingénieur d’IBM qui l’introduit en 2004. Dans le même temps, BPMI devient une entité de OMG, une organisation connue pour plusieurs standards de notation, comme nous l’avons mentionné UML.

En 2006, BPMN 1.0 est officiellement publié comme standard de notation par OMG.
Après quelques changements évolutifs (v 1.1 puis v 1.2), c’est finalement la version 2.0 qui contiendra des changements significatifs. Elle sera publiée en 2011, puis une version 2.0.1 en 2013.

En 2013, BPMN est aussi devenu un standard ISO (ISO 2013)